19.11.2007
Réforme de l'université: pourquoi ça bloque
La grogne s'étend dans les facs. 43 universités étaient perturbées sur 85 vendredi, contre 13 la semaine précédente, d'après le décompte de l'AFP. Et ce n'est pas la rencontre jeudi dernier entre la ministre de l'Enseignement supérieur et les syndicats étudiants qui va faire perdre en intensité au mouvement. Déçu par cette entrevue, Bruno Julliard, président de l'Unef, a appelé "à poursuivre et à amplifier la mobilisation en participant massivement aux assemblées générales et en votant la grève".
Objet du conflit: la loi LRU (Libertés et responsabilités des universités) promulguée le 10 août. Un texte qui permet aux universités d'accéder à une autonomie de gestion d'ici cinq ans. Priorité du candidat Sarkozy, la réforme avait été menée au pas de charge au coeur de l'été. Au pas de charge, mais pas sans concertation. Des négociations tumultueuses durant lesquelles Valérie Pécresse avait souvent soufflé le chaud et le froid, obligeant le chef de l'Etat à intervenir pour donner des gages aux organisations étudiantes.
La plupart d'entre elles étaient alors apparues soulagées. Ni augmentation des frais d'inscription ni sélection à l'entrée de l'université n'étaient inscrites au menu de la reforme. Et Nicolas Sarkozy promettait bien un budget d'un milliard d'euros supplémentaire pour 2008 (une augmentation de 9% par rapport à 2007), en guise de début de réalisation de sa promesse de campagne: augmenter de 50% en cinq ans les crédits alloués à l'université. Pour autant, les inquiétudes d'autres syndicats étudiants n'étaient pas entièrement levées. Elles se sont réveillées un mois à peine après la rentrée universitaire.
300 millions d'euros, et non un milliard, de dépenses nouvelles
A la tête de la principale organisation étudiante, Bruno Julliard accuse: "Le gouvernement n'a pas tenu ses promesses, notamment d'un point de vue budgétaire." Selon lui, du milliard d'euros promis et voté, seuls 300 millions correspondent réellement à des dépenses nouvelles, le reste ne servant qu'à "rattraper des crédits qui n'avaient pas été payés les années précédentes". Le président de l'Unef s'en est expliqué vendredi au micro de France Inter:
Les points d'achoppement entre les étudiants contestataires et leur ministre ne manquent pas. Sur le texte lui-même, sur les conséquences qu'il engendrerait ou sur l'évolution présumée de la politique du gouvernement, les critiques sont multiples:
► "Un désengagement de l'Etat au profit des entreprises." La loi donne la possibilité aux universités de créer des fondations afin de recueillir plus facilement des fonds privés, sans prévoir cependant une baisse d'autant du financement de l'Etat.
► "Une toute puissance des présidents d'université." La loi, au nom de l'autonomie, renforce leurs pouvoirs (engagement des enseignements, modulation des rémunérations...), alors que la représentation étudiante est amoindrie dans les conseils d'administration.
► "Une sélection à l'entrée de la fac." La loi indique qu'un dossier de pré-inscription devra être obligatoirement déposé par les futurs bacheliers, mais ils recevront en retour uniquement un avis consultatif.
► "Des universités à deux vitesses." La loi ne prévoit la suppression d'aucune filière et encore moins d'université, mais des étudiants craignent que l'Etat ne compense pas pour les voies délaissées par les entreprises (philosophie, sociologie...).
► "Rien sur le logement étudiant et la réussite en licence." La ministre reconnaît que les "deux chantiers sont en cours".
► "Une hausse des frais d'inscription." Là encore, la loi est muette sur le sujet, mais d'aucuns ont peur que des entreprises partenaires ne l'imposent.
"Faux!", martèle Valérie Rosso-Debord, députée UMP en charge du budget de la loi LRU. Comment peut-on parler de désengagement de l'Etat? Je crois qu'il faut être sérieux", s'exclame-t-elle. Avant de réfuter "point par point" toutes les attaques à l'encontre du texte et de stigmatiser un mouvement "artificiel" et "dénué de fondement":
Fillon: "Ne pas céder aux approximations des slogans"
Même tonalité du côté de Valérie Pécresse qui "demande aux syndicats étudiants de dire non aux blocages", de "se refuser à les cautionner", dans une interview publiée vendredi dans Le Figaro. La veille déjà, le Premier ministre avait interpellé les étudiants "hostiles à cette réforme" sur son blog:
"Chacun est libre de penser ce qu’il veut mais nul n’a le droit de bloquer ceux qui pensent autrement. J’appelle tous les étudiants à la responsabilité et au respect mutuel. Je les invite à examiner sereinement les faits afin de ne pas céder aux approximations des slogans."
Le gouvernement entend tenir bon. Hors de question de céder, alors que la situation s'aggrave: deux tiers des étudiants français vont à la fac, et aucune université française ne figure pourtant dans le top 50 mondial. Seule concession accordée par le gouvernement depuis le début des blocages: une rallonge budgétaire de 11 millions d'euros pour les logements universitaires.
Un geste loin d'être suffisant pour les organisations étudiantes qui veulent continuer le mouvement. Qu'elles exigent l'abrogation du texte ou son simple aménagement, qu'elles soutiennent les blocages ou les condamnent. La coordination étudiante, réunie pour la troisième fois ce week-end à Tours, a appelé les étudiants à manifester mardi avec les fonctionnaires, et les lycéens à les "rejoindre dans la lutte à travers des débrayages, des blocages, comme durant le CPE" pour une nouvelle journée de grève jeudi.
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Voici deux livres que j'ai aprécié
L'Héritage est un cycle de fantasy écrit par Christopher Paolini.
L'auteur écrivit le premier tome alors qu'il était seulement agé de 15 ans et il fut publié alors qu'il avait 17 ans.
L'action se situe en Alagaësia, un monde imaginaire peuplé d'hommes, de nains, d'Elfes, d'Urgals, de dragons et de Dragonniers, d'Ombres ou encore de Ra'zacs . Chaque peuple a sa langue propre et ses rites sa culture et sa religion. Le cycle raconte les péripéties d'un jeune homme, Eragon âgé de 15 ans, et de sa dragonne, Saphira, qui combattront les forces maléfiques du dictateur, ancien Dragonnier et puissant magicien Galbatorix.
Deux tomes sont parus à ce jour en français, aux éditions Bayard Jeunesse :
- Eragon: à la couverture bleue, paru en grand format le 21 octobre 2004
- L'Aîné: à la couverture rouge, paru en grand format le 23 février 2006
Sources: Eragon Univers
21:20 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : eragon, harry potter, livre
31.10.2007
Video sur le régime special des retraites des hommes politiques
C'est LA nouvelle de ce début de semaine : le projet de Nicolas Sarkozy de faire adopter par l'Assemblée une augmentation de 140% de ses émoluments révolte des dizaines de milliers d'internautes. Révélée par Profession politique, la note interne rédigée par la conseillère Emmanuelle Mignon prévoit cette augmentation de salaires dans le cadre d'une clarification budgétaire qui verrait le budget de l'Elysée réintégrer les rémunérations des quelque 800 salariés actuellement prêtés par les administrations. Il n'en faut pas plus pour déchaîner les passions. D'abord parce que, durant sa campagne, le candidat Sarkozy avait affirmé qu'il réduirait le train de vie de l'Elysée. Ensuite parce que cette éventuelle réforme s'ajoute à d'autres informations sur la rémunération des hommes politiques qui agacent énormément. Ainsi du maintien du régime particulier des députés au moment où on demande aux salariés des entreprises publiques d'y renoncer. La vidéo du site iPol, qui dénonce le régime de retraite des parlementaires, a été regardée par 300 000 internautes, qui ont ainsi été informés du montant de la pension de retraite de Jacques Chirac (30 000 euros).
20:10 Publié dans Video | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, blog politique, retraite, regime special, modem, bayrou, ump
30.10.2007
Une hausse de 140 % du salaire du président de la République adoptée en commission
Un amendement au projet de budget 2008, qui prévoit de porter le salaire du président de la République de 8 300 à 19 000 euros bruts mensuels, a été adopté, mardi 30 octobre, en commission des finances à l'Assemblée nationale. "Il s'agit d'un traitement exclusif de toutes pensions, retraites, primes", a précisé Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement.
L'objectif de cet amendement, qui doit encore être examiné en séance publique à l'Assemblée nationale, est d'aligner le traitement du chef de l'Etat sur celui du premier ministre. Une telle hausse avait été recommandée par une note interne de l'Elysée, révélée samedi par l'hebdomadaire Profession politique.
Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée, a expliqué, mardi, lors de son point de presse hebdomadaire, qu'"être chef de l'Etat, c'est une responsabilité considérable. Je trouve même tout à fait normal que dans ce contexte, le président de la République ait une rémunération qui soit comparable à celle des chefs de gouvernement et des chefs d'Etat des pays européens". Un autre amendement prévoit d'augmenter le budget de l'Elysée, initialement fixé à 32,292 millions d'euros, pour le porter à 68,5 millions d'euros.
UN SALAIRE FIXÉ "EN TOUTE TRANSPARENCE"
En marge de sa visite en Corse, Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il voulait que le salaire du président "soit fixé comme pour les ministres, par la loi, en toute transparence", et non par lui-même. "Jusqu'à présent, le président de la République cumulait son salaire et sa retraite. Moi je ne veux pas de ça. (...) Je veux que les Français sachent." Le chef de l'Etat a également indiqué qu'il voulait un "contrôle de l'Elysée" par la Cour des comptes.
L'opposition a mis en garde l'exécutif contre un mauvais signal adressé à l'opinion, alors que Nicolas Sarkozy, qui se veut le champion du pouvoir d'achat des Français, a refusé de donner un coup de pouce au smic le 1er juillet dernier.
18:55 Publié dans Actualité politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkozy, president, modem, bayrou, ump
Dati veut muter le procureur d'Agen contre l'avis du CSM
"Un camouflet cinglant". C'est l'accueil réservé par le Syndicat de la magistrature à l'avis du Conseil supérieur de la magistrature, qui s'est prononcé lundi contre la mutation de Bernard Blais. Mais la ministre de la Justice a fait savoir mardi qu'elle entendait passer outre.
Procureur général d'Agen depuis 1994, le magistrat avait été vivement prié par Rachida Dati de demander une mutation à la Cour de Cassation, au mois de septembre. C'est en effet la procédure usuelle, puisque la place Vendôme ne peut, sur le papier, muter de force un procureur général. Toutefois, la fin de non-recevoir objectée par Bernard Blais, à quelques mois de la retraite, et la mobilisation de l'ensemble du personnel de la Cour d'Appel depuis quelques semaines avaient fait désordre. Plusieurs représentants de magistrats, et notamment le Syndicat de la magistrature et l'USM, dénonçant la "caporalisation" exercée par la Garde des Sceaux.
Faisant son miel de l'avis négatif du CSM, sollicité à titre consultatif, le Syndicat de la magistrature renchérissait lundi et brocardait "la gestion brutale et irrespectueuse des personnes mise en place par la chancellerie à l'occasion de ce vaste mouvement de Procureurs généraux est ainsi symboliquement désavouée".
17:52 Publié dans Actualité politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : poitique, blog politique, modem, bayrou, ump, dati, justice
25.10.2007
Traité modifié: 63% des Français interrogés pour un référendum !
Marianne 2.fr publie les résultats du sondage Louis Harris-Financial Times. A quand une étude identique dans la presse française ?
Pourtant, aucun parti ni aucun organe de presse français n'a jugé utile de commander une étude d'opinion au sujet du Traité européen que l'Union européenne propose de faire adopter par les Parlements nationaux. C'est ce qu'a fait le Financial Times en commandant à l'Institut Louis Harris une étude dans les cinq nations pionnières de l'Europe (voir ci-dessous). Le résultat y est édifiant : 63% des Français sont favorables à l'organisation d'un référendum sur le sujet, et l'exigence est encore plus marquée en Allemagne et dans les autres pays européens. Certes, nous ne sommes pas, à Marianne, des fanatiques des sondages. Mais, quelles que soient les insuffisances de celui-ci - il ne prend en compte que les réponses des personnes connaissant l'existence du traité, ce qui paraît logique - il a au moins le mérite de montrer le décalage entre les peuples et leurs représentants.
À bien y réfléchir en ce qui concerne la France, ce résultat est parfaitement cohérent avec le vote enregistré lors de la dernière élection présidentielle : à l'exception notable de Nicolas Sarkozy, tous les candidats s'étaient prononcés pour un nouveau référendum en cas de nouveau traité européen. Mais une fois de plus, les élites préfèrent contourner le suffrage universel et tenter de faire adopter le Traité en catimini, et les dirigeants de médias préfèrent regarder ailleurs. Comme pour le référendum de 2005, un défi redoutable est ainsi lancé aux vrais démocrates : au-delà de leurs options pour ou contre le Traité, seront-ils capables d'imposer le débat interdit par les élites ?
Le sondage du Financial Times
Pensez vous qu'il devrait y avoir un référendum national pour adopter le nouveau traité européen?
France
Oui 63%
Non 27%
SO* 10%
Grande Bretagne
Oui 75%
Non 14%
SO* 13%
Italie
Oui 72%
Non 17%
SO* 11%
Espagne
Oui 65%
Non 25%
SO* 14%
Allemagne
Oui 76%
Non 19%
SO* 5%
* Sans opinion
Enquête internationale réalisée entre le 3 et le 15 octobre pour le Financial Times
Pour la France : Enquête Louis Harris réalisée auprès d'un échantillon représentatif de 1122 personnes.
20:21 Publié dans Actualité politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, blog politique, modem, ump, bayrou, sarkozy, europe
24.10.2007
Et vous vous en pensez quoi de l'environement?
Demain Sarkozy décidera les mesures qui seront apliqué afin de preserver notre environnement en expliquant ce qu'il garde de tout ce qui a été proposé dans le cadre du grenelle de l'environnement.
Le site officiel: http://www.legrenelle-environnement.fr/grenelle-environne...
A votre avis quelle est le meilleur moyen de faire prendre conscience aux français que l'heure est grave et leur faire changer certaines habitudes (dans le domaine du faisable)?
Personelement les mesures que je trouve faisables et utilie (et qui me viennent à l'esprit) :
_ Rénovation énergetique des batiments existants
_ Inciter les nouveaux programmes immobilier à avoir des batiment à energie positive ou basse consommation
_ obliger les constructeur automobile a respecter un seuil maximum de gCO2/Km
_Taxer les lignes aerienne sur lesquelles une ligne de train à haute vitesse existe (Paris/londres, Paris Marseille...)
_Creer des parking gratuit uniquement pour les utilisateurs des transport en commun dans la petite couronne parisienne ( ou d'autres grandes villes)
Si vous avez d'autres idée n'hésitez pas poster un commentaire
Bonne soirée
22:18 Publié dans Actualité politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, blog politique, modem, bayrou, ump, sarkozy, environnement
Et voici la suite... Bayrou règle ses compte avec Morin
La vengeance est un plat qui se mange froid, c’est entendu. Et le règlement de compte entre centristes qu’a connu l’Assemblée ce matin en est l’illustration en politique. En cause, la proposition de loi sur le financement des partis politiques déposée par le Nouveau centre (NC) d’Hervé Morin, ex-bras droit de François Bayrou (Modem), qui après l’élection de Nicolas Sarkozy a vite oublié ses attaques de la campagne contre un maroquin dans le gouvernement Fillon (la Défense).
La loi en question est une loi à la carte pour le Nouveau centre, accusent Modem et PS, qui n’en finissent plus d’agir de concert. La réglementation actuelle autorise un financement public d’un parti si au moins 50 de ses candidats recueillent 1% des suffrages aux élections législatives. Perdu, pour le Nouveau centre, qui n’en compte que 43 remplissant ces conditions. Qu’à cela ne tienne, la loi qu’a présentée François Sauvadet, président du groupe NC, permettrait ce financement pour une formation qui dispose de 15 députés élus. Le Nouveau centre en compte 21. Problème réglé.
Loi «au profit du Nouveau centre»
Trop simple, pour François Bayrou, qui a déposé une motion d’irrecevabilité, dénonçant une proposition faite «au seul profit du Nouveau centre.» L’affaire a bien failli tourner au ridicule pour la droite, quand, minoritaire en séance au moment du vote de la motion, elle a dû user de la suspension de séance et de la demande du quorum pour permettre une mobilisation des partisans du texte… A la reprise, une heure après, l’irrecevabilité était rejetée par 230 voix contre 157.
Mais face au dépôt par les socialistes de nouvelles motions de procédure et d’un climat pour le moins houleux, le gouvernement a préféré reporter à une date ultérieure, et inconnue pour le moment, la suite de l’examen du texte.
Dans les couloirs de l’Assemblée, l’ambiance était tendue. Si une partie des députés communistes soutiennent le texte, la gauche, dans son ensemble, le rejette, à l’image de Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste, qui parle de «manœuvre» et de «magouille». Des mots utilisés également par François Bayrou, qui estime qu’«on n’a pas le droit de voter des lois qui changent la règle du jeu après la fin du jeu.» François Bayrou sait, en tout cas, jouer avec les nerfs des membres du Nouveau centre.
21:55 Publié dans Actualité politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politque, blog plitique, modem, bayrou, ump, sarkozy, nouveau centre
Le Nouveau-Centre assure son avenir!
Suivant l’adage «on n’est jamais si bien servi que par soi-même» les 21 députés du Nouveau Centre (NC) se sont taillés une proposition de loi sur mesure pour assurer les fins de mois de leur nouvelle formation. Ces ex-UDF ralliés à la majorité présidentielle proposent d’élargir les règles de financement public des partis politiques a toute formation politique disposant d’au moins 15 élus à l’Assemblée. Jusqu’à présent, pour bénéficier de cette manne, chaque parti devait avoir présenté au moins 50 candidats aux législatives. Chacun d’eux devant obtenir au moins 1 % des suffrages.
La proposition de loi des amis d’Hervé Morin, président du NC et ministre de la Défense, a été inscrite en urgence à l’ordre du jour des députés et sera débattue aujourd’hui même dans l’hémicycle. Une célérité inhabituelle, alors que le Parlement se trouve plongé en plein débat budgétaire.
Jean-Christophe Lagarde (Seine-Saint-Denis), à l’origine de ce texte baptisé «Pluralisme et indépendance des partis», a une explication très simple : «La commission des comptes de campagne doit rendre ses travaux avant la fin de l’année, et le Conseil constitutionnel se prononcer sur les recours en invalidation. Les règles de financement seront alors connues.» «Une famille politique qui a fait plus de 500 000 voix aux élections législatives, qui dispose d’un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale et de nombreux élus locaux n’aurait pas le droit d’avoir une existence complète et indépendante ?» renchérit Hervé Morin. François Bayrou, le patron du Modem, a crié à la «forfaiture», et le PS a dénoncé le cadeau fait aux centristes sarkozystes. Sûr de son avenir si cette loi est votée, le Nouveau Centre inaugurait, hier soir, ses nouveaux locaux dans l’immeuble abritant la Société nationale d’horticulture de France.
21:50 Publié dans Actualité politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, blog politique, modem, bayrou, ump, sarkozy, nouveau centre
21.10.2007
Allègement de l'ISF des patrons de PME qui investissent dans leur entreprise
Les députés ont décidé, jeudi 18 octobre, de faire bénéficier de la réduction de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), jusqu'à hauteur de 50 000 euros, les chefs d'entreprise de moins de 250 salariés investissant dans leur propre société. Sous réserve, a tenu à préciser le gouvernement, que les sommes transférées restent dans la PME pendant au moins cinq ans. Plusieurs députés de l'UMP se sont toutefois abstenus d'approuver cet amendement.
Une réserve qui en dit long sur les craintes d'"optimisation fiscale" que pourrait générer ce dispositif. C'est d'ailleurs pour cela qu'en juillet, quand avait été votée dans le cadre du "paquet fiscal" la réduction de l'ISF pour les investissements dans les PME, un amendement de Gilles Carrez (UMP, Val-de-Marne) avait été adopté afin de "préciser que l'on ne peut évidemment pas bénéficier d'une réduction d'ISF en investissant dans sa propre entreprise".
Le même M. Carrez, trois mois plus tard, a choisi une position inverse. "De nombreux entrepreneurs se sont plaints au cours de l'été", a admis le rapporteur général du budget pour justifier son revirement. L'amendement réintroduisant cette mesure a été déposé par Lionel Tardy (UMP, Haute-Savoie), lui-même patron d'une entreprise de 18 salariés. "Moi, si je fais de la politique, c'est pour faire bouger concrètement les choses, explique le nouvel élu. Le jour où je paierai l'ISF, je préfère l'investir dans ma propre entreprise." Les biens professionnels sont en effet exclus de l'assiette de l'ISF.
"Nous voilà passés de l'impôt à l'impôt choisi, que l'on se reverse à soi-même et qui, de surcroît, peut rapporter", s'est indigné Jérôme Cahuzac (PS, Lot-et-Garonne). Charles de Courson (Nouveau Centre, Marne) a au contraire défendu la "cohérence" de ce dispositif. Il "permettra d'éviter, selon lui, que deux entrepreneurs doivent investir chacun dans l'entreprise de l'autre pour bénéficier de cette réduction".
Approuvant cet argument, le ministre du budget, Eric Woerth, a jugé que "le dispositif actuel risque de créer des mécanismes de compensation incontrôlables entre les PME". "Mieux vaut encadrer la pratique", a-t-il ajouté, tout en précisant qu'"on reconsidérera les choses si jamais le dispositif anti-abus apparaît comme trop léger".
12:22 Publié dans Actualité politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, blog politique, modem, bayrou, ump, ps, sarkozy
19.10.2007
224 passages télé pour Sarkozy : record battu !
En quatre mois d'exercice, le Président a déjà pulvérisé un record : celui de sa propre médiatisation. Quant à François Fillon, il est définitivement hors champs…
Fillon, troisième couteau
Mais le plus étonnant reste la comparaison entre la médiatisation des Premiers ministres sur la même période. Lors des quatre premiers mois du premier mandat de Jacques Chirac, en 1995, Alain Juppé était apparu 96 fois dans les JT du soir. En 2002, Jean-Pierre Raffarin pouvait s'enorgueillir de quelque 99 passages télé (soit plus 24 de plus que son Président), tandis qu'en 2007… François Fillon n'a eu droit qu'à 91 passages à l'antenne. Où il appert que le chef du gouvernement est même moins médiatisé que Ségolène Royal (100 passages sur la même période). En même temps, c'est déjà beaucoup d'honneur pour un simple « collaborateur » du chef de l'Etat…
16:50 Publié dans Actualité politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, bayrou, modem, ump, ps, blog politique
Essai du siecle de la France contre les Néo-Zélandais!! (1994)
En esperant que ça porte bonheur aux bleus ce soir!! allez les bleus!!
16:05 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blog politique, modem, bayrou, politique, sport, rugby
Le gouvernement a réussi un incroyable tour de force : ni la réforme ni le maintien des avantages acquis ne sont désormais légitimes
Ah les gros malin ! Ah la colossale finesse ! Vous avez remarqué à quel point le gouvernement a bien « manœuvré » à l'approche de la grève du 18 octobre ? À force d'annoncer une grève « énorme », massive, le pouvoir espère jouer gagnant à tout coup. Soit la grève est moins puissante que prévue et dans ce cas, les médias en concluront que décidément « ça n'a rien à voir avec 1995. » Soit elle est effectivement massive et du coup, le « choc » aura été amoindri en même temps que le gouvernement sera loué pour sa perspicacité et sa ténacité.
La manœuvre s'est avérée si délicate qu'elle a été prestement décryptée.
Soyons sérieux : le mouvement du 18 octobre n'a pas grand-chose de commun avec celui de 1995. Non seulement parce que Pierre Bourdieu est mort entre-temps, mais surtout parce que la grève de novembre-décembre 1995 avait traduit une véritable prise de conscience des salariés sur les ravages d'une mondialisation jusque-là supposée «heureuse». On parlait à l'époque d'une grève «par procuration» par laquelle les salariés du secteur privé, subissant un rapport de force plus défavorable que ceux du public, les mandataient, en quelque sorte, pour s'opposer aux élites.
Douze ans plus tard, le rapport de force s'est bien dégradé au détriment des salariés. Les salariés du privé, ainsi que les fonctionnaires ont dû accepter le passage de 35 à 40 ans de travail pour ouvrir leurs droits à la retraite. Il ne reste plus que 1,6 million de salariés qui bénéficient des régimes spéciaux, contraints à une bataille-dos au mur peu compréhensible pour les autres salariés. Les syndicats font mine de mener la bataille dans une unité factice. Le PS fait semblant de les soutenir alors que la plupart de ses dirigeants clament sur tous les tons qu'ils sont d'accord avec la réforme. Paradoxalement le maintien des régimes spéciaux accentuerait la division entre salariés (et entre citoyens). Chacun le sent confusément : si cette grève est une occasion (inespérée ?) de mobiliser une opinion populaire défaite depuis l'élection, c'est une grève sans allant, presque sans espoir.
Cependant, la réforme n'est ni réellement encouragée, ni compréhensible, pour au moins deux raisons. D'abord, les entreprises continuent à «débarquer» de leurs effectifs les salariés de plus de 55 ans voire de plus de 50 ans, considérés comme trop chers et pas assez productifs. Dans le privé, l'exposition à la concurrence internationale et au dumping monétaire des Etats-unis et de la Chine rend insupportable le paiement de salaires « à l'ancienne ». Dans le secteur public, la nécessité de faire baisser la dépense étatique conduit à la multiplication des statuts précaires. Dès lors, comment faire croire que la durée du travail sur la vie va augmenter lorsque le taux de chômage continue à dépasser les 50% dans la tranche d'âge 55-65 ans ?
Par ailleurs, ceux qui parlent de privilèges sont bien peu fondés à le faire au moment où le régime spécial des parlementaires reste inchangé (bonjour le symbole), permettant le cumul de deux pensions. Enfin, si les privilèges corporatistes existent, ils sont bien modestes en regard des 15 milliards de cadeaux fiscaux que le régime vient d'offrir aux plus aisés des Français et à ceux qui vivent de leurs rentes. Les élites ne sont donc pas crédibles en prétendant agir au nom de l'équité. D'une certaine façon, le Juppé de 1995 « droit dans ses bottes », quoique plus maladroit, était plus digne qu'un François Fillon qui laissera surtout le souvenir d'une morgue et d'une arrogance peu en rapport avec ses origines «gaullistes».
Le risque du mouvement du 18 octobre est surtout de confirmer aux Français qu'ils sont entrés dans l'ère du « Tous contre tous ». Grévistes contre usagers des transports, certes. Vélib contre RATP sans doute. Mais aussi travailleurs pauvres (que l'on « fêtait » la veille de la grève) contre « pensionnés ». Chômeurs contre salariés. Employés du privé contre employés du public. Bénéficiaires des régimes spéciaux contre simples cotisants du régime général. Salariés de régimes spéciaux maintenus contre salariés des régimes spéciaux disparus. «Discriminés» contre «discriminants». Homosexuels contre hétérosexuels. Femmes contre hommes. Enfants contre parents. Musulmans contre Juifs et chrétiens. Etc., etc. Mais l'horizon de la guerre de tous contre tous ne gêne pas le régime. Elle le sert au contraire puisque c'est en menant campagne contre toutes sortes de bouc-émissaires que Nicolas Sarkozy est devenu président. L'issue, sans doute encore lointaine, de ce petit jeu avec les allumettes se devine aisément : un jour, Sarko lui-même risque de devenir un bouc-émissaire aux yeux des Français.
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25.04.2007
Bayrou crée le Parti démocrate!!!
"D'ores et déjà, pour changer définitivement la politique française, j'annonce la création d'un nouveau parti politique, le Parti démocrate", a déclaré le candidat de l'UDF à l'élection
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Ce nouveau parti, a-t-il dit, "présentera des candidats à toutes les élections à venir, et d'abord aux élections législatives, pour représenter les Français qui veulent une politique nouvelle, indépendante, libre dans son expression et décidée défendre les citoyens sans se laisser intimider par les menaces ou les tentations diverses liées au pouvoir"
"Le Parti démocrate proposera de refonder nos institutions pour que le mot démocratie trouve son sens en France", a-t-il ajouté.
16:37 Publié dans Actualité Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : presidentielles 2007, politique, sarkozy, bayrou, ps, royal, ump
Nouveau parti Centriste
Le nom du nouveau parti que souhaite créer François Bayrou à partir de l'UDF devrait être Confédération démocrate.
11:24 Publié dans Actualité Présidentielles 2007 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : presidentielles 2007, politique, sarkozy, bayrou, ps, royal, ump


